1 Tora mi-Tsiyon, Koh’av Yaacov
02-9972023, 02-9974924

Matot, Massé – Gad et Reouven

Matot, Massé – Gad et Reouven

Rav Nahum Botschko
Les tribus de Gad et de Réouven s’adressent à Moïse pour lui demander de pouvoir rester sur la rive orientale du Jourdain (Nombres XXXII, 5) :
« Ils dirent : “Si nous avons trouvé faveur à tes yeux, que ce pays soit donné en propriété à tes serviteurs; ne nous fais point passer le Jourdain.” »
Entendant cela, Moïse s’inquiète : « Quoi !? Vos frères iraient au combat, et vous resteriez ici !? » Les gens de Gad et de Réouven précisent qu’ils ne cherchent pas à éviter de partir au combat.
Ils participeront avec leurs frères d’Israël aux campagnes de conquête du Pays et marcheront même en avant-garde.
Et de dire : « Nous voulons construire ici des parcs à brebis pour notre bétail, et des villes pour nos familles. » Moïse fait droit à leur demande sous condition qu’ils participent effectivement à la guerre, et conclut : « Construisez donc des villes pour vos familles et des parcs pour vos brebis… »
D’où nous apprenons deux principes :
1. D’abord un principe moral important : les gens de Gad et de Réouven ont fait précéder les possessions, « parcs à brebis pour notre bétail », sur les personnes, « des villes pour nos familles ».
Dans sa réponse, Moïse remet de l’ordre dans les priorités : « Construisez donc (d’abord) des villes pour vos familles et (ensuite seulement) des parcs pour vos brebis… »
Ce qui nous apprend à ne pas faire l’essentiel du secondaire et reléguer l’essentiel au second plan. Nul besoin de s’étendre là-dessus car les choses sont simples et claires – encore qu’il arrive que les questions professionnelles quotidiennes soient si préoccupantes qu’on en oublie qu’elles n’ont lieu d’être que pour le bien de nos familles.
2. Ensuite, l’interdiction de se détacher de la nation d’Israël, déjà en temps de paix et à plus forte raison en temps de guerre.
« Quoi !? Vos frères iraient au combat, et vous resteriez ici ! » Cela est vrai de tous temps et en tous lieux, et plus encore de notre temps où la question a cessé d’être purement théorique puisque, grâce à Dieu, nous sommes revenus au pays de notre sainteté afin de l’habiter en toutes ses parties.
Aujourd’hui aussi, participer aux guerres d’Israël est une mitzva déoraïta, une mitzva imposée par la Thora elle-même, comme nous le dit la deuxième paracha de cette semaine : « vous prendrez possession d’héritage de la Terre et vous vous y installerez. »
D’où Nahmanide déduit (Séfer Hamitzvoth, 4) que la mitzva de conquête d’Eretz Israël est une des 613 mitzvoth de la Thora, qu’il définit ainsi dans la suite de ses propos : « nous n’avons pas le droit de l’abandonner pas aux mains d’autres d’entre les nations ni de la laisser inhabitée et désolée ». Ce qui implique donc principalement la souveraineté politique d’Israël sur sa terre, laquelle suppose une armée forte qui en assure la pérennité.
Quiconque accomplit ses obligations militaires au sein de Tsahal, en temps de paix comme en temps de guerre, a le mérite à chaque instant de la mitzva de la Thora de la conquête de la terre.Quel bonheur de vivre à une époque dont nos pères avaient rêvé durant des millénaires, dans une génération où Israël retrouve sa terre et y rétablit sa souveraineté protégée par sa propre armée.

 

Traduit par Rav E. Simsovic

 

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