1 Tora mi-Tsiyon, Koh’av Yaacov
02-9972023, 02-9974924

Vayakel – Saint pour D.

Vayakel – Saint pour D.

Rav Shaoul David Botshko
« Vous ne ferez brûler de feu dans aucune de vos demeures au jour du chabbat. » (Chemoth xxxv, 3)
La mitzva du chabbat a déjà souvent été répétée. Que vient nous enseigner ce verset ? Il semble que la Thora vienne ajouter une dimension importante à la compréhension du jour le plus saint d’entre les jours.
Dans d’autres versets, nous avons rencontré deux aspects du chabbat : l’aspect particulier et l’aspect collectif.
L’aspect particulier: ce jour est un cadeau divin qui permet à l’homme de se reposer de son travail en lui réservant un jour de spiritualité et un jour qu’il peut consacrer à la vie de famille.
Nous avons aussi constaté l’importance collective du chabbat. Tout s’arrête ce jour là et le parfum du chabbat transforme la société en collectivité égalitaire où le pauvre comme le riche retrouve la liberté et n’est plus asservi à son patron ou à son maître. Toute atteinte au chabbat est une atteinte à la bonne santé de la société.
Ce verset dévoile une autre dimension. Pourquoi l’homme allume-t-il du feu dans sa maison ? C’est soit pour cuire, soit pour se protéger du froid les jours d’hiver.
Il n’y a là aucun travail. Ces activités permettent au contraire de jouir du repos du chabbat. Quel plaisir y aurait-il sans nourriture fraîche ou s’il fait froid dans la chambre ? Et voilà que contre toute logique, en opposition au bons sens élémentaire, la Thora interdit ces activités. Parce que le jour du chabbat est un jour saint : « au septième jour ce sera pour vous sainteté, repos complet pour Hachem. » Le chabbat nous sanctifie, il nous sépare de la réalité des jours habituels, « normaux ». J’introduis le chabbat dans les aspects les plus triviaux de la vie, tel qu’allumer la lumière électrique ou chauffer de l’eau pour faire du thé. Tout cela est interdit parce que j’appartiens à Dieu. Je suis un homme saint. Je ne vis pas seulement une vie de nature. La nourriture, je la préparerai avant chabbat. Si elle s’abîme, j’attendrai jusqu’à la fin du chabbat pour en préparer une autre. Je suis consacré à Hachem grâce au chabbat.

 

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