1 Tora mi-Tsiyon, Koh’av Yaacov
02-9972023, 02-9974924

Rav Shaoul David Botschko – Parachat Chemot – Autorité

Rav Shaoul David Botschko – Parachat Chemot – Autorité

À l’écoute de la Thora*

La mitzva de la semaine

Parachat Chemot

Autorité

La paracha commence par raconter la mort des fils de Jacob (Chemot i, 6) :

« Joseph mourut et tous ses frères et toute cette génération-là. »

Le Talmud précise que Joseph est mentionné en premier parce qu’il est mort avant ses frères et il explique pourquoi (Berakhot 55a) :

« Et rabbi Yehouda a enseigné : trois choses abrègent les jours et les ans de l’homme ; celui à qui on donne un Sefer Thora à lire et qui ne lit pas ; celui à qui on donne la coupe de la bénédiction et il ne la prononce pas ; et celui qui se conduit avec autorité. … Celui qui se conduit avec autorité, parce que rabbi ‘Hama bar ‘Hanina a enseigné : pourquoi Joseph est-il mort avant ses frères ? Parce qu’il s’est conduit avec autorité. »

Se conduire avec autorité consiste à se faire craindre de ceux qu’on a été appelé à diriger. C’est toutefois apparemment ce que doit faire le dirigeant, car sans la crainte du pouvoir, comme le disent les Pirqué Avot, chacun dévorerait son frère tout vif !

Le Méiri (s/Berakhot 55a) propose deux réponses :

« … de même en général toute personne qui se conduit avec autorité … ; par conséquent chacun doit se conduire avec humilité devant Dieu et devant son peuple ; de toute façon le roi ou le prince doit se faire craindre pour n’être pas méprisé, lui et son autorité, et tout doit être avec droiture et loyauté. »

Selon la première explication, il faut distinguer entre le roi ou la fonction de souveraineté et la conduite de ceux qui exigent une obéissance injustifiée parce qu’ils se croient supérieurs aux autres.

Selon la deuxième explication, tout dépend de la capacité à trouver le juste équilibre. Tout dirigeant doit à la fois diriger et rester humble et assumer ses fonctions avec droiture et loyauté. C’est la raison pour laquelle le dict met en garde le dirigeant qui ne sait pas situer les limites convenables. Joseph le Juste était certainement humble, mais des commentateurs affirment qu’après la mort de son père il s’est montré un peu hautain. Or, pour un juste de cette envergure, c’était s’écarter déjà de ce que la fonction exigeait.

Le dirigeant doit avoir toujours conscience du fait qu’il est au service du public.

Shaoul David Botschko


* Traduit de l’hébreu par Elyakim P. Simsovic.

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