1 Tora mi-Tsiyon, Koh’av Yaacov
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Rav Shaoul David Botschko – Parachat Vaye’hi – Deuil

Rav Shaoul David Botschko – Parachat Vaye’hi – Deuil

À l’écoute de la Thora*

La mitzva de la semaine

Parachat Vaye‘hi

Deuil

L’obligation de prendre le deuil sept jours durant pour un proche parent décédé s’apprend de la conduite de Joseph à la mort de Jacob (Genèse l, 10) :

« Ils arrivèrent jusqu’à l’Aire du Buisson en deçà du Jourdain et ils y célébrèrent de grandes et solennelles funérailles et il [Joseph] fit en l’honneur de son père un deuil de sept jours. »

La Guemara analyse (Talmud de Jérusalem, Mo‘ëd Qatan, chapitre 3, halakha 5)[1] :

« D’où apprend-on que la Thora prescrit sept jours de deuil ? [Parce qu’il est écrit] il [Joseph] fit en l’honneur de son père un deuil de sept jours. »

Quel est le sens du deuil ?

Certains disent qu’il est en l’honneur du défunt et certains disent que c’est pour le bien des endeuillés.

En l’honneur du défunt :

  1. Le deuil conserve le souvenir du mort, afin qu’il ne soit pas oublié lorsqu’il quitte ce monde.
  2. Les honneurs qui lui sont rendus expriment les sentiments qui ont animé ses proches et ses connaissances de son vivant.
  3. Ceux qui viennent consoler les endeuillés racontent ses bienfaits et dévoilent des aspects jusque-là inconnus de sa personnalité.
  4. Les jours de deuil soulignent la foi dans l’héritage moral légué par le défunt et l’engagement à poursuivre son œuvre. On fait ainsi perdurer sa vie et il n’est pas d’honneur plus grand.

Pour le bien des endeuillés :

  1. Ceux qui viennent consoler soutiennent les endeuillés, leur viennent en aide et fortifient leur esprit. Ils savent qu’ils ne sont pas seuls, leurs proches les accompagnent aux heures d’épreuve.
  2. Le récit des bienfaits du défunt fait également honneur à sa famille.
  3. Les jours de deuil permettent aux endeuillés d’approfondir les mérites du défunt et à s’engager à marcher sur ses traces.
  4. Les jours de deuil offrent aux endeuillés un laps de temps leur permettant d’alléger progressivement leur douleur et à mettre de l’ordre dans leurs sentiments. Ce travail de deuil est indispensable à la reprise du cours normal de la vie.

L’obligation de deuil est ainsi un cadeau que la halakha nous donne, permettant de transformer un événement douloureux en expérience fondatrice.

Shaoul David Botschko


* Traduit de l’hébreu par Elyakim P. Simsovic.

[1] Les décisionnaires sont demandé si le deuil est une prescription de la Thora ou s’il d’origine rabbinique. Mais même si le deuxième avis prévaut, la décision s’inspire de la conduite de Joseph en l’honneur de son père.

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