1 Tora mi-Tsiyon, Koh’av Yaacov
02-9972023, 02-9974924

Parachat Hayé Sarah Tout, tellement vite

Parachat Hayé Sarah Tout, tellement vite

« Et la jeune fille est très belle, vierge et aucun homme ne l’a
connue, et elle descendit vers la source et remplit sa cruche. Le
serviteur courut à sa rencontre et il lui dit : donne-moi, s’il te plaît,
une petite gorgée d’eau de ta cruche. Et elle lui dit : bois,
monseigneur, et elle descendit en hâte sa cruche sur sa main et elle
l’abreuva… Et elle se hâta et elle vida sa cruche dans l’abreuvoir et
elle courut encore vers le puits pour puiser et elle puisa pour tous
ses chameaux. » (Genèse XXIV, 16-20)
Nous constatons un extraordinaire empressement de la part de
Rivka. Le verset la décrit descendant vers la source, remplissant sa cruche
et remontant. Aucune perte de temps. Lorsqu’Eliézer lui a demandé à
boire, l’empressement s’est transformé en hâte étourdissante : elle se
hâta… elle se hâta… elle courut…
Sans aucun doute, nous trouvons là l’expression de la vertu de Rivka
et de son empressement, l’une des grandes valeurs que chacun doit
s’efforcer d’adopter pour lui-même.
Mais il y a plus. Rivka n’est pas seule à courir. Le serviteur
d’Abraham court lui aussi. Et après cette rencontre si spéciale, Rivka
continue à courir : « Et la jeune fille courut et raconta à la maison de son
père… ». Et Laban court lui aussi à la rencontre d’Eliézer : « Et Laban
courut vers l’homme… »
Certes, même si l’empressement est une bonne chose, il n’est pas
nécessaire d’en perdre la tête. Les mitzvoth peuvent aussi être accomplies
calmement. Le mariage d’Isaac et de Rivka n’est pas seulement une
histoire d’amour, c’est aussi la constitution de la chaîne des
engendrements d’Israël. La hâte est le signe d’un processus divin plus
qu’humain. C’est pour cela qu’Eliézer court à la rencontre de Rivka et
qu’elle-même est plus qu’empressée et qu’elle court pour donner à boire
à tous car il n’y a pas de temps à perdre.. Et elle court annoncer la
nouvelle et Laban vient aussi en courant à la rencontre du messager.
Lorsqu’on interrogera Rivka pour lui demander si elle est prête à
partir immédiatement avec Eliézer ou si elle préfère attendre un an ou du
moins quelques mois, elle répond sans hésiter : tout de suite !
Tout cela est si rapide parce que c’est un processus divin.
Et qui s’empresse d’accomplir les mitzvoth fait aussi de sa pratique
un processus divin.

Shaoul David Botschko

 

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