1 Tora mi-Tsiyon, Koh’av Yaacov
02-9972023, 02-9974924

Bechala‘h – Que vous restiez passifs ne se reproduira plus !

Bechala‘h – Que vous restiez passifs ne se reproduira plus !

Rav Shaoul David Botshko
« Il arriva que, pharaon ayant renvoyé le peuple, Dieu ne les conduisit pas par le chemin des Philistins, parce qu’il est proche, car Dieu avait dit : “de peur que le peuple se ravise en voyant la guerre et retourne en Égypte. » (Chémoth xiii, 17)
Verset ô combien difficile !
Est-ce pharaon qui a « renvoyé le peuple » ? N’est-ce pas Hachem qui l’a fait sortir d’Égypte ?
Et le fait que le chemin est court empêche de l’emprunter ? N’est-ce pas bien, au contraire, d’aller par là pour arriver plus vite au Pays ?
« De peur que le peuple se ravise en voyant la guerre… » Et pourquoi faudrait-il guerroyer ? De même que le Saint-béni-soit-Il nous a fait sortir avec des miracles, de même peut-il nous faire rentrer chez nous avec des prodiges !?
La fin du verset nous enseigne que tel n’est pas le cas. La présence de l’homme sur terre est inutile si Dieu agit à sa place. Ce qui s’est passé à la sortie d’Égypte est une véritable catastrophe, que la Thora met en évidence dès le premier verset : « Pharaon a renvoyé le peuple », le peuple a été renvoyé malgré lui ! Malgré toutes les difficultés et les peines endurées en Égypte, le peuple n’était pas prêt à prendre son avenir en mains et se révolter. Il a fallu Moïse, envoyé par Dieu pour frapper les Égyptiens afin qu’ils reconnaissent la souveraineté divine et que, finalement, ils supplient Israël de partir.
Cela rendra finalement nécessaire une période de préparation de quarante ans avant qu’Israël puisse enfin entrer dans le Pays.
La Délivrance dont nous sommes les bénéficiaires de notre temps montre que le retour d’Israël se fait à l’ombre de l’antisémitisme qui nous conduit à comprendre que notre destin est entre nos mains et qu’il n’y a pas lieu d’attendre que Dieu fasse le travail à notre place. L’homme doit agir et combattre et ce n’est qu’alors qu’il mérite l’aide d’En haut.
Tel est le sens de la suite du texte de la paracha ; nous sommes arrivés au rivage de la mer Rouge et au peuple épouvanté par l’approche de l’armée égyptienne, sa route apparemment bloquée par la mer, Moïse déclare : « telle que vous verrez l’Égypte aujourd’hui, vous ne la verrez plus ; Hachem combattra pour vous et vous, tenez vous tranquilles ! »
Que vous restiez passifs ne se reproduira plus !

 

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