1 Tora mi-Tsiyon, Koh’av Yaacov
02-9972023, 02-9974924

Vayiqra – Réciprocité

Vayiqra – Réciprocité

Rav Shaoul David Botschko

La paracha traite des sacrifices apportés au Temple. Parmi celles-ci
figure l’offrande apportée par le Cohen Gadol, le grand prêtre, ayant
commis une faute, offrande différente de celles apportées par d’autres
dans des cas similaires.

On traduit habituellement par « sacrifices ». Le qorbân n’est ni un acte de sacralisation ni un acte de
privation. C’est un acte visant à opérer un rapprochement entre différentes dimensions de l’être. C’est
fondamentalement un acte d’unification. (NdT)


« Si le Grand Prêtre qui a péché pour la culpabilité du peuple,
il devra apporter, pour le péché qu'il a commis, un jeune
taureau sans défaut, en sacrifice d'expiation. » (Lévitique IV, 3)
Le grand prêtre a fauté – et il doit apporter un sacrifice, ce qui se
comprend. Mais la Thora a ajouté les mots traduits ci-dessus par « pour la
culpabilité du peuple ». Que signifient ces mots, ce n'est pas le peuple qui
a fauté, c'est lui le grand prêtre qui a fauté!
Les commentateurs proposent deux explications. La première
consiste à dire que le grand prêtre a fauté à cause du peuple. Il est dans
une telle relation d’intimité avec le peuple qu’il en est comme l’âme et
ses faiblesses expriment les faiblesses du peuple dont il tire toutes ses
forces.
La deuxième fait peser tout le poids de la responsabilité sur le grand
prêtre. La faute commise par toute autre personne n’est que la sienne
propre, la faute du cohen rejaillit sur la collectivité tout entière. S’il
faiblit, il entraîne à sa suite le peuple dans sa chute.
Bien que ces deux explications semblent s’opposer, elles se
complètent. Une relation de réciprocité unit un dirigeant et son peuple.
Toute personne investie d’une responsabilité, parent, éducateur, directeur,
doit se pénétrer de la grande responsabilité qui est sienne. Le peuple dont
le dirigeant s’élève, s’élève avec lui. Un dirigeant dont le peuple s’élève,
s’élève avec lui.

 

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