1 Tora mi-Tsiyon, Koh’av Yaacov
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Rav Shaoul David Botschko – Parachat Ki tissa – Dans le labour et dans la moisson tu chômeras

Rav Shaoul David Botschko – Parachat Ki tissa – Dans le labour et dans la moisson tu chômeras

La mitzva de la semaine

Par le Rav Shaoul David Botschko

Directeur de la Yeshiva Ekhal Elyahou (Ko‘hav Yaacov)

Traduit de l’hébreu par Elyakim P. Simsovic

Parachat Ki Tissa

Dans le labour et dans la moisson tu chômeras

Cette année est une année sabbatique, année de chemita. La Thora nous enjoint dans la paracha de cette semaine de cesser tous les travaux agricoles une année entière (Chemot xxxiv, 21) :

« Six jours tu travailleras et le septième jour tu chômeras ; dans le labour et dans la moisson tu chômeras. »

La première moitié du verset parle de l’interdiction de travailler le chabbat : « le septième jour tu chômeras. » Tu cesseras tout travail professionnel et domestique. Et la deuxième moitié du verset, « dans le labour et dans la moisson tu chômeras », qui interdit spécifiquement les travaux agricoles, traite de l’année de chemita.

La Thora a exposé dans le même verset le repos du chabbat hebdomadaire et le repos de la terre, le chabbat de la terre la septième année, car ils ont tous deux le même objet, ainsi que nous le lisons dans le Sefer ha-‘Hinoukh (mitzva 84) :

« Parmi les principes de la mitzva de fixer dans notre cœur et de former une forte représentation dans notre pensée de la notion de création ; car six jours durant Hachem a fait les cieux et la terre (Chemot xx, 11) et le septième où il n’a rien créé Il S’est prescrit un repos. Et, afin de retirer, de déraciner et d’extirper de notre entendement l’idée de l’éternité du monde que professent ceux qui rejettent la Thora et qui, ce faisant, détruisent tous ses fondements et abattent ses remparts, nous vient l’obligation permanente, jour après jour et année après année de compter six années et de chômer la septième ; et ainsi cette notion sera à jamais présente dans notre conscience de même que nous organisons les jours de la semaine en six jours de travail et un jour de repos. »

Le dénominateur commun du chabbat et de la chemita est d’enraciner en notre cœur la foi en Dieu Créateur du monde. De celle-ci découle la foi en la Providence divine. Nous en témoignons le chabbat quand nous nous abstenons de tout travail et plus encore lorsqu’une année entière, l’année de chemita, nous cessons tous les travaux des champs et des vergers et sommes assurés de ne manquer de rien en obéissant à l’injonction divine. S’abstenir un jour entier de tout travail est un cadeau, jour de quiétude ; s’abstenir une année entière exige une confiance absolue.

De nos jours, la mitzva de la chemita n’ayant pas cours par ordonnance de Thora, nous en contournons certains interdits. Elle a cours par ordonnance de Thora lorsque tout Israël réside sur sa terre et que la Présence divine peut se dévoiler dans toute son amplitude. Cependant, cette mitzva nous est chère et tout ce que nous pouvons faire pour la pratiquer nous rapproche du dévoilement attendu. La mitzva est signe de la Présence divine et toute action pour la pratique de la mitzva renforce sa Présence dans le monde.

Nous qui bénéficions de l’amour de Dieu qui se manifeste par notre retour sur notre terre œuvrerons de toute nos forces pour pratiquer la mitzva de la chemita autant qu’il est possible ; Il sera présent ainsi pour nous dans notre réalité jusqu’à ce que Sa Présence soit manifeste pour tous.

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