Parachat Qora‘h : Querelle, par le Rav Shaoul David Botschko
La paracha tire son nom du principal protagoniste d’une révolte contre Moïse. Dans sa grandeur, le Maître d’Israël tente d’abord la conciliation :
Moïse envoya quérir Dathan et Avirâm, fils d’Eliav ; mais ils dirent : “Nous n’irons point.” (Nombres XVI, 12)
Rachi en tire l’enseignement suivant :
Moïse envoya : D’où l’on apprend que l’on ne doit pas s’obstiner dans une querelle (Sanhédrin 110a), puisque Moïse leur faisait des avances de réconciliation avec des paroles de paix. (Nombres XVI, 12)
C’est une grande leçon que nous rapporte ici Rachi. La querelle est le plus grand des dangers pour le peuple d’Israël et elle met bien souvent en péril le bon fonctionnement des communautés et des organisations et même de la société tout entière.
Qora’h a refusé la conciliation que lui proposait Moïse et sa fin a été dramatique. Mais, bien souvent, le drame est d’autant plus grand qu’il met fin à toutes les bonnes actions que les protagonistes voulaient entreprendre. Apprenons de Moïse notre Maître à être prêts toujours à la conciliation, sachant aussi que conciliation ne signifie pas démission face au devoir ni accommodement avec le mal


