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La Parachat Tazri’a – Rouge Vif, Vert Éclatant : Le Secret de l’Équilibre

La Parachat Tazri’a – Rouge Vif, Vert Éclatant : Le Secret de l’Équilibre

Dans cette section, nous étudions la tsara’at (lèpre biblique) du vêtement. Le vêtement nous sert de masque ; parfois, un homme tente de paraître juste aux yeux de tous, alors qu’en vérité, il ne l’est pas. Dans ce cas précis, c’est justement la plaie qui vient révéler ce que l’individu s’est efforcé de cacher. La couleur qui rend le vêtement impur apparaît dans le verset suivant :

« Si la plaie est d’un vert intense ou d’un rouge intense sur le vêtement c’est une plaie de lèpre, elle sera montrée au Cohen (prêtre). » (Lévitique 13, 49).

Il est important de noter la nature des couleurs de la plaie : il ne s’agit pas de teintes ordinaires, mais d’états extrêmes — le « vert des verts » et le « rouge des rouges ». Ces couleurs symbolisent des valeurs et des traits de l’âme :

  • Le Rouge représente la Guevoura (la Rigueur) et le Jugement (Din).
  • Le Vert représente la Sérénité et l’Acceptation.

Ces deux forces sont bonnes et nécessaires à l’existence du monde : d’un côté, la capacité de réprimander ceux qui fautent (Rigueur), et de l’autre, la capacité d’accueillir chaque individu, de l’aimer et de le respecter (Sérénité).

Le danger de l’extrême

Cependant, la Torah nous enseigne ici que même pour les vertus positives, il est impératif de garder un équilibre et une juste mesure ; il ne faut jamais tomber dans l’extrême. Chaque trait de caractère possède sa propre « mesure » (Mida) et sa limite. En dépassant cette limite pour atteindre l’extrême, on s’expose à un grand danger. L’intensité chromatique de la plaie témoigne d’un usage extrême de ces traits :

  1. Le « rouge des rouges » : Indique un usage excessif de la Rigueur. L’homme a fait preuve de zèle pour Dieu, mais face à des actes inappropriés, il a basculé dans des paroles blessantes. Son discours, au lieu d’aider et de réparer, a causé des dommages.
  2. Le « vert des verts » : Illustre un usage extrême de l’acceptation. L’homme a entendu de la médisance (Lachon Hara) ou a été témoin d’un acte malveillant, et au lieu de s’insurger, il s’est forcé à l’accepter et à le justifier.

Nous devons comprendre que notre mission est d’œuvrer pour un monde meilleur, mais sans rien détruire en chemin. Bâtissons avec les couleurs rouge et verte, grâce à une union sage et équilibrée entre les deux.

Shaoul David Bochko