1 Tora mi-Tsiyon, Koh’av Yaacov
02-9972023, 02-9974924

Rav Shaoul David Botschko – Parachat Tazria – La tension

Rav Shaoul David Botschko – Parachat Tazria – La tension

À l’écoute de la Thora

La mitzva de la semaine

Parachat Tazria

La tension

Une femme ayant accouché est dite « impure » sept jours durant pour un garçon et quatorze jours pour une fille. Ensuite, il existe une période intermédiaire pendant laquelle, selon la Thora, elle est permise à son mari bien qu’encore impure d’une impureté qui lui interdit l’entrée dans le Temple. Lorsque s’achève cette période, de trente-trois jours pour un garçon et de soixante-six jours pour une fille, elle doit apporter deux offrandes, une ‘ola (on traduit par « holocauste » mais, littéralement, c’est « ce qui monte ») et un ‘hatat, c’est-à-dire un « expiatoire » :

« au terme de ses jours de purification, pour un garçon ou pour une fille, elle apportera un mouton d’un an pour ‘ola et une colombe ou un pigeon pour expiatoire au Cohen à la porte de la Tente du Rendez-vous. » (Lévitique xii, 6)

Pourquoi doit-elle apporter ces offrandes ?

Grâce à l’interdiction qui lui était faite d’entrer dans le Temple, la jeune mère s’occupait de son enfant à plein temps. Comme si la Thora lui signalait : ce n’est pas le temps de chercher à s’élever en spiritualité et sainteté. Je t’attendrai patiemment. Au terme de la période il y a un sentiment merveilleux de gratitude envers Lui pour la grande bonté manifestée par la naissance, pour avoir pu faire venir au monde une vie nouvelle, et c’est pour cela qu’on apporte la ‘ola. Mais maintenant, une époque de vie nouvelle commence. Il y a un enfant et la vie ne peut pas continuer comme avant. Un nouvel enfant dans la famille provoque comme un bouleversement. Plus rien ne sera comme avant. Il faut trouver de nouveaux équilibres entre la vie intérieure, l’époux, l’enfant, la famille, la vie publique… le désir de venir au Temple et de s’élever et ajoutons -de nos jours – l’aspiration à une carrière, à réussir dans différents domaines. L’expiatoire exprime la tension que vit la femme et qui n’a pas de solution univoque et tranchée, mais seulement la recherche de la voie royale.

Peut-être se trouve là l’intention de nos maîtres qui disent qu’on apporte l’offrande expiatoire parce que – peut-être – dans les douleurs de l’enfantement, elle s’est juré de se refuser désormais à son mari. De cette manière imagée, nos maîtres ont décrit la difficulté à accepter d’être mère face au désir légitime de réussite dans tous les domaines de la vie.

Cette offrande exprime un appel à l’aide du Tout-Puissant où la mère dit : je ne suis pas parfaite ; aide-moi à trouver bonne voie.

Shaoul David Botschko[1]


[1] Les livres du Rav Botschko sont disponibles sue Lichma.fr


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