1 Tora mi-Tsiyon, Koh’av Yaacov
02-9972023, 02-9974924

Behaalotekha – Dvar Thora

Behaalotekha – Dvar Thora

Les versets de la semaine

 

 

Beha'alotekha 1. - Moïse, l'homme humble

 

 

« L’homme Moïse était le plus humble des hommes sur la terre »
Voici une information extraordinaire. L’actualité nous apprend que les
hommes politiques sont tous avides de reconnaissance, font tout pour être
appréciés ; leur image auprès du public est un élément essentiel. Ils ont
sans doute de grandes qualités, beaucoup se sacrifient pour leur tâche et
font tous les efforts possibles pour mener à bien leur mission de bien
public, mais il est difficile de dire d’eux qu’ils sont humbles, modestes.
Pour l’emporter, pour progresser, ils doivent prouver à tous qu’ils sont les
meilleurs.
Aussi Moïse est il un chef profondément différent. Tout d’abord, il a
commencé par refuser la mission, persuadé que d’autres étaient mieux
qualifiés que lui. Et lorsque son frère et sa sœur médisent de lui, il
pardonne de suite et prie pour que sa sœur guérisse immédiatement.
Lorsque son peuple se révolte contre Dieu et contre lui, il intervient sans
relâche pour calmer la colère d’Hachem. Lorsque Hachem lui proposera
de remplacer le peuple rebelle par un autre qui sera issu de lui, non
seulement refuse-t-il tout net, mais il exige même que son propre nom
soit effacé de la Thora : s’il ne parvient pas à sauver son peuple, il ne veut
plus rien avoir à faire avec cette histoire qui serait celle de ses exploits, de
ses tentatives et finalement de son échec.
Pourquoi Dieu a-t-Il choisi le plus humble d’entre les hommes pour
donner la Thora.
C’est parce que la Thora est divine et que les hommes la
reçoivent pourtant par l’intermédiaire d’un être humain. Nul mot ne doit
être modifié, même pas la moindre intonation. Il faut que le messager
s’efface totalement devant le message. Aussi est-ce Moïse qui a été
choisi, son humilité faisant de lui un transmetteur idéal.
Finalement, Dieu désignera Sa Thora comme étant la Thora de Moïse.
Certes, sa modestie le rend transparent au dire de la Thora avec laquelle il
ne fait qu’un.
Mais il y a plus encore : lorsque nous étudions, nous, la
Thora de Moïse, la Thora de celui que Dieu appelle « Mon serviteur »,
nous apprenons à être, comme Moïse notre maître, serviteurs de Dieu, à
être au service du projet auquel – honneur et bonheur suprêmes – Il nous
a associés.
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Beha'alotekha 2. - L’amour des Mitzvoth

 

 

Chaque année à Pessa‘h, on doit apporter le sacrifice appelé
« l’agneau pascal ». Or, l’année qui a suivi la sortie d’Égypte, certaines
personnes étaient quittes d’apporter ce sacrifice parce qu’elles avaient été
rendues impures par contact avec un mort. Ces personnes ne sont
évidemment pas considérées comme fautives du fait qu’elles ne
participent pas à ce sacrifice puisque que c’est la Halakha qui les en
empêche.
Mais les personnes concernées ne sont pas satisfaites de leur
exemption. Elles adressent une requête à Moïse :
« Et ces hommes dirent à Moïse : nous sommes impurs à cause d’un
mort ; pourquoi serions-nous privés de présenter au temps fixé
l’offrande d’Hachem au milieu des Enfants d’Israël ? » (Nombres 9,7)
La traduction littérale du mot que nous avons rendu par « privés »
est « amoindris ». C’est-à-dire que ces hommes-là, bien que quittes de la
mitzva, se sentent diminués de ne pas pouvoir l’accomplir.
Cette mitzva leur manque parce qu’ils se perçoivent comme « exclus »
de la collectivité d’Israël et éloignés d’Hachem.
En effets les mitzvoth rapprochent de Lui. En être privés provoque
tristesse et frustration.
Cette paracha pourrait paraître anecdotique, mais elle en est loin !
Elle enseigne la véritable relation avec les mitzvoth. Elles ne constituent
pas une charge, mais un privilège.
Aussi, ne faisons-nous rien pour « échapper » à l’obligation des mitzvoth.
Bien au contraire, nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir
pour en accomplir toujours plus et rendre ainsi notre vie pleine de sens.

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