1 Tora mi-Tsiyon, Koh’av Yaacov
02-9972023, 02-9974924

Vayikra – Dvar Thora

Vayikra – Dvar Thora

Les versets de la semaine

 

 

Vayikra 1.  - Envers Dieu

 

 

Cette paracha est entièrement consacrée aux divers sacrifices que
l’on apportait au Temple de Jérusalem. Elle est riche d’enseignements
dont l’actualité n’est en rien diminuée du fait que nous ne puissions pas
accomplir la mitzva du sacrifice.
Nous allons illustrer cela grâce au verset suivant :
« Lorsque quelqu’un péchera et commettra une faute grave envers
Dieu en mentant à son prochain au sujet d’un dépôt, d’une (valeur)
remise en mains ou d’un vol, ou bien en commettant une extorsion
envers son prochain... » (Lév. 21, 25)
Et la Thora explique quelles offrandes devront être apportées en
expiation ; mais ce n’est pas là le point focal de la question.
Le point focal, le voici : la Thora parle de quelqu’un qui a commis
un crime envers son prochain, il lui a extorqué de l’argent, a refusé de lui
rendre un dépôt… peu importent les détails. Ce qui importe, c’est que la
Thora affirme que ce faisant, cet homme a d’abord commis une faute
grave envers Dieu Lui-même.
Enseignement capital ! Certes, on a coutume de répartir les
commandements selon leur domaine d’application, essentiellement
envers Dieu et envers le prochain.
Mais voilà : on ne peut pas cloisonner.
Si peut-être une faute contre Dieu n’est pas faute vis-à-vis du prochain,
une faute contre le prochain est, quant à elle, toujours faute contre Dieu.
Tout outrage envers le prochain, dit la Thora, est une révolte contre Dieu.
Plus encore, enseignent nos sages ; la faute contre l’autre homme
est plus grave que la faute contre Dieu seul.
Car pour se faire pardonner, il faudra non seulement réparer le dommage
et obtenir le pardon de son prochain, mais il faudra aussi faire acte de repentance
vis- à-vis de Dieu et demander aussi Son pardon, sachant que le pardon de
Dieu ne peut être donné sans qu’ait été obtenu d’abord le pardon du
prochain, car Dieu est Lui-même le défenseur de toutes les victimes.

 

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Vayikra 2.  - Dénonciation et médisance

 

 

« Et une personne lorsqu’elle s’égare : on l’a adjurée [de raconter]
et elle était témoin, ou a vu ou sait ; si elle ne raconte pas, elle
répondra de son méfait. »
Ce verset enseigne les limites de l’interdiction de la médisance. La
Thora est ici très claire : celui qui sait qu’une personne a porté atteinte à
son prochain et se tait de peur de médire, se rend ainsi complice de la
mauvaise action.
Lorsqu’il s’agit de sauver son prochain, ou la collectivité,
d’agissements qui leur font du tort, l’obligation d’en dénoncer les auteurs
est sans équivoque.
Certains pensent qu’il vaut mieux ne rien faire : s’abstenir serait
moins grave qu’agir. Par deux fois, la Thora dit : non ! Celui qui en telle
circonstance ferme les yeux et se tait est considéré comme un malfaiteur.
L’homme doit prendre ses responsabilités.
C’est une des dimensions même de son humanité.
Fuir ses responsabilités n’est pas seulement de la lâcheté.
C’est pire : c’est un crime.

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