1 Tora mi-Tsiyon, Koh’av Yaacov
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Rav Shaoul David Botschko – Parachat Vezoth Habérakha

Rav Shaoul David Botschko – Parachat Vezoth Habérakha

À l’écoute de la Thora

Le verset de la semaine Parachat Vezoth Haberakha La complexité des grands hommes « Que vive Reouven et qu’il ne meure pas et nombreuse soit sa population. » (Devarim XXXIII, 6) Bien étrange verset ! S’il vit, il ne mourra évidemment pas !? « Que vive Reouven », s'entend comme une acclamation : « Vive Reouven ! » Et la suite du verset s’entend alors comme une prière : « qu’il ne meure pas ! » et les deux moitiés du verset font écho à la personnalité complexe de Reouven. Il est d’une part un grand parmi les grands. Il a sauvé Joseph quand ses frères avaient décidé sa mort et a été le pionnier de la responsabilité réciproque des uns pour les autres. Et il a d’autre part commis une faute grave lors de l’épisode de la concubine de son père. Cette dualité de la personnalité de Reouven permet de mesurer la difficulté de nos relations avec les grands qui ont trébuché. Leur faute doit-elle nous conduire à les rayer de nos mémoires ? La réponse de Moïse est : non ! Nous protesterons contre la vilenie et critiquerons sans indulgence la méconduite, mais nous n’oublierons pas non plus les mérites et la conduite héroïque. C’est ainsi que Reouven c’est aussi nous, nous-mêmes, car tel est l’homme. D’éminentes vertus de sainteté voisinent chez le même homme d’invraisemblables turpitudes. Cela exige de nous beaucoup d’humilité parce que nous sommes loin d’être parfaits mais il faut pourtant tenir compte aussi de tout le bien accompli. Que vive Reouven par sa grandeur d’âme et sa générosité ; et qu’il ne meure pas, malgré la faute dont la gravité frise la mort spirituelle. Il rendra des comptes à ce sujet mais demeurera toujours le souvenir de ses bienfaits et de ses hauts-faits. Shaoul David Botschko

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