1 Tora mi-Tsiyon, Koh’av Yaacov
02-9972023, 02-9974924

Rav Shaoul David Botschko – Parachat Ki Tissa – Dénombrement

Rav Shaoul David Botschko – Parachat Ki Tissa – Dénombrement

À l’écoute de la Thora

La mitzva de la semaine

Parachat Ki Tissa

Dénombrement

« Lorsque tu compteras Enfants d’Israël pour leur nombre, chacun donnera la rançon de sa personne à Hachem lorsqu’on les dénombrera et il n’y aura pas en eux de plaie lorsqu’on les dénombrera. » (Chemot xxx, 12)

Le verset par lequel débute la paracha enseigne de ne pas compter directement les Enfants d’Israël. Chacun devra donner un demi-sicle et on comptera les pièces de monnaie pour connaître leur nombre. Rachi explique :

« Le nombre est porteur de mauvais œil et provoque la peste, comme cela s’est produit au temps de David. »

Compter les hommes, c’est, semble-t-il, faire montre de puissance ; c’est pourquoi cela prête le flanc au mauvais œil. Ce manque de modestie  est une faute qui entraîne un affaiblissement comme raconté par la Bible à la fin du règne de David. Il a dénombré le peuple et une peste l’a décimé et affaibli. Vous vous êtes crus nombreux et puissants !? Il n’en est rien. Vous êtes extrêmement vulnérables.

Maïmonide statue que tout décompte de personnes est interdit, même lorsqu’il ne s’agit pas d’un dénombrement à des fins militaires.

« Pourquoi comptait-on le nombre choisi sur les doigts levés et non les personnes elles-mêmes ? Parce qu’il est interdit de compter les Juifs si ce n’est au moyen d’autre chose. » (Règle des offrandes perpétuelles et supplémentaires, iv, 4)

Il semble donc qu’une autre dimension est ici présente : on ne doit pas transformer les hommes en numéros. L’homme n’est pas un numéro mais une âme. S’il est nécessaire de compter, fais-le en comptant des objets ou des doigts, mais jamais les personnes elles-mêmes. C’est peut-être aussi cela, le mauvais-œil dont parle Rachi : c’est l’œil qui ne voit plus les hommes mais seulement des nombres.

Les deux explications se complètent. Lorsque c’est la puissance de l’ensemble qui est en jeu, il y a le risque que l’individu devienne un numéro.

Pour conclure, le dénombrement est permis pour connaître le nombre de la population à diverses fins, mais sans faire des gens des numéros. L’homme n’est jamais un nombre, c’est une personne, même lorsqu’il agit au sein de la collectivité et pour la collectivité.

Shaoul David Botschko

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