1 Tora mi-Tsiyon, Koh’av Yaacov
02-9972023, 02-9974924

Rav Shaoul David Botschko – Parachat Haye Sarah – L’enterrement

Rav Shaoul David Botschko – Parachat Haye Sarah – L’enterrement

À l’écoute de la Thora

La mitzva de la semaine

Parachat Hayé Sara

L’enterrement

La paracha commence par relater la mort de Sara et le souci d’Abraham de trouver un lieu de sépulture honorable pour son épouse. L’enterrement est l’une des obligations entrant dans le cadre des mitzvoth à l’égard du prochain. Elle est traditionnellement appelée « authentique générosité » (‘hessed chel emeth) car celui qui l’effectue n’envisage pas de recevoir du mort quelque rétribution que ce soit. Cela dit, c’est une mitzva surprenante : nous croyons à l’immortalité de l’âme et le corps n’en est que l’enveloppe. Une fois l’âme partie, que nous importe le corps ?

Voici quelques réponses à cette question :

1. En tant qu’enveloppe d’une entité sainte, lorsque nous n’avons plus la possibilité d’honorer celui qui n’est plus, nous devons honorer ce qui reste de lui, c’est-à-dire son corps. Honorer le corps du défunt est notre manière de lui faire honneur.

2. L’âme, la nechama, est montée au ciel ; nous autres hommes n’avons pas le moyen de nous relier à elle. La Thora a donc prescrit d’enterrer le mort en un lieu dédié de sorte que ses descendants puissent, en ce lieu, perpétuer le souvenir de celui qui n’est plus parmi nous et, par ce souvenir, il est encore un peu vivant.

3. L’obligation d’honorer le corps nous enseigne que la nechama n’est pas seule sainte, mais que le corps l’est aussi. Le Saint, Source des bénédictions, a créé et l’âme et le corps et celui-ci possède donc une valeur propre. Ainsi, en réalisant la mitzva d’enterrer le mort, nous témoignons de la dimension de sainteté de la vie physique.

Et cela nous introduit à la certitude de la résurrection, lorsque l’âme et le corps s’uniront à nouveau car ils sont tous deux œuvres du même et unique Créateur.

Shaoul David Botschko

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