1 Tora mi-Tsiyon, Koh’av Yaacov
02-9972023, 02-9974924

Rav Shaoul David Botschko – Parachat Beha’alotekha – La prière

Rav Shaoul David Botschko – Parachat Beha’alotekha – La prière

À l’écoute de la Thora

La mitzva de la semaine

Parachat Beha‘alotekha

La prière

La Thora, pour la prière, demande le cœur. C’est pour cela, que selon Nahmanide, il n’y a pas obligation de prier. Maïmonide, quoiqu’il ait statué qu’il existait une telle obligation d’origine biblique, la réduit au minimum, le nombre et le contenu des prières n’étant pas, selon lui, fixé par la Thora. Un cri du cœur, quelques mots suffisent pour être quitte.

Toutefois, quand survient un danger, tout le monde est d’accord : il faut implorer le Créateur des mondes. C’est d’un verset de la paracha de cette semaine que nous l’apprenons (Nombres x, 9) :

« Et lorsque vous viendrez guerroyer dans votre pays contre l’ennemi qui vous opprime, vous sonnerez des trompettes et vous rappellerez votre souvenir devant Hachem votre Dieu et vous serez sauvés de vos ennemis. »

Maïmonide explique (Règles des jeûnes, I) :

« C’est un commandement positif de la Thora de clamer et de sonner des trompettes lors de tout danger qui guette la société, ainsi qu’il est dit : “contre l’ennemi qui vous opprime, vous sonnerez des trompettes” ; à savoir toute chose qui vous met en danger, telle que la sécheresse, une épidémie, les sauterelles et autres, clamez à leur sujet et sonnez des trompettes. Cela fait partie des voies de la téchouva, car lorsque survient un danger et qu’on clame et qu’on sonne, tous savent que ce sont leurs conduites mauvaises qui en sont la cause… mais si on ne clame pas et qu’on ne sonne pas, prétendant que ces choses sont dans l’ordre du fonctionnement naturel monde et qu’elles relèvent des circonstances, c’est là une attitude cruelle qui conduit à rester attaché aux conduites néfastes et elle provoquera encore des malheurs supplémentaires… »

En cas de danger, tous doivent ceindre leurs flancs et prendre toutes les mesures avec détermination, à la fois par les moyens naturels et par la prière et dans une attitude de téchouva.

Prier, dans ces cas-là, revient à reconnaître que le monde n’est pas livré à l’aléatoire des circonstances, et qu’il existe un lien réel et substantiel entre la spiritualité et le pouvoir de vaincre l’adversité.

C’est aussi l’intention de Maïmonide lorsqu’il dit qu’il faut, chaque jour, prononcer une courte prière, car ce petit peu recèle la conscience du fait qu’Hachem est Roi du monde. Et il ne convient pas se démettre de cette prise de conscience.

Puissions-nous prier de tout cœur et reconnaître le Maître des mondes.

Shaoul David Botschko

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